Enfin, un éventuel élargissement de l'assiette devrait être l'occasion d'une réflexion sur la mise en œuvre d'une clause d'abus de droit en matière sociale, comme elle existe déjà en matière fiscale.
Cette clause permet en effet de requalifier la nature juridique de certains revenus pour éviter les détournements de dispositifs ou l'évasion fiscale.
Une clause de ce type adaptée au secteur social permettrait de clarifier les formes d'exercice statutaire - encore compliquées avec la récente création du statut de l'auto-entrepreneur - et de recentrer le choix du statut d'exercice professionnel sur ce pour quoi le législateur l'a conçu : permettre l'adoption de la forme juridique la mieux adaptée au projet professionnel et à la stratégie patrimoniale de l'entrepreneur.
