I.A - Les champs prioritaires de l'assurance maladie complémentaire

Dans le cadre de la concertation préalable à l'élaboration du Livre blanc, les différents contributeurs étaient invités à indiquer les domaines dans lesquels l'assurance maladie complémentaire (AMC) présente la plus forte valeur ajoutée et/ou peut se révéler la plus efficace. Les réponses sur ce point se révèlent assez traditionnelles et peuvent être regroupées en trois grands champs d'intervention :

  • La compensation du faible remboursement de l'assurance maladie obligatoire (AMO) : ce premier champ correspond à des prestations dont l'intérêt en termes de santé n'est pas discutable, mais dans lesquelles l'AMO ne s'est pas investie ou dont elle s'est désinvestie. Il recouvre en particulier les soins dentaires, l'optique et l'appareillage. Il s'agit en l'occurrence, pour l'AMC, d'une légitimité de fait.
  • La prise en charge de dépenses «périphériques» : ce second champ recouvre diverses prestations de confort, de bien-être, d'hygiène de vie ou se situant en dehors des habitudes de prise en charge françaises actuelles, et pas ou peu remboursées par les régimes de base. Il s'agit en l'occurrence de prestations dont le service médical rendu a été jugé insuffisant (SMRi) ou de diverses prestations à la périphérie des soins proprement dits : cures, psychomotricité, ostéopathie, psychologie, soins esthétiques... Certaines de ces prestations revêtent également une forte dimension de prévention, comme la diététique.
  • La prise en charge de la perte d'autonomie : ce troisième champ correspond bien sûr au rôle possible de l'AMC en matière de prise en charge de la dépendance, mais aussi à des domaines connexes comme l'aide au retour à domicile (après une hospitalisation) ou les actions de prévention de la dépendance.

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