On notera que le principal champ d'intervention actuel des organismes complémentaires (la prise en charge du ticket modérateur en matière de soins de ville, de médicaments et d'hospitalisation) n'est pratiquement jamais cité comme présentant la plus forte valeur ajoutée et/ou la plus forte pertinence pour l'AMC.
Il apparaît également que les différents champs sur lesquels l'AMC est perçue comme présentant la plus forte valeur ajoutée ne modifient pas son positionnement actuel et le partage des rôles avec l'assurance maladie obligatoire. Dans tous les cas, il s'agit d'interventions secondes par rapport à une prise en charge principale par l'AMO (exemple : la dépendance) ou d'interventions sur des champs annexes ou périphériques, délaissés par l'AMO en raison de leur service médical rendu insuffisant (exemple : les soins de confort). Un éventuel repositionnement de l'AMC passerait donc nécessairement par une évolution vers des prises en charge au 1er euro dans le champ des soins proprement dit (voir point I.C infra) et/ou par une évolution vers un caractère obligatoire de l'AMC (voir point I.B infra). La première hypothèse n'a pas recueilli un assentiment dans le cadre des travaux préparatoires au Livre blanc.
