I.C - Répartition horizontale ou verticale ?

Des organismes d'AMC mènent d'ailleurs déjà des démarches "acheteur de soins dynamique", par exemple dans la filière de l'optique.
La concertation préalable à l'élaboration du présent Livre blanc a toutefois fait apparaître deux objections principales, formulées par un grand nombre de contributeurs :

  • La première concerne les risques d'exclusion, dès lors que l'AMC ne couvre pas l'ensemble de la population. Il est clair en effet que la prise en charge au 1er euro suppose une généralisation de l'AMC - au même titre que l'AMO -, mais aussi l'instauration d'un socle minimal de prise en charge. (cf. I B)

  • La seconde objection porte sur les coûts et reste valable dans l'hypothèse où la première objection serait levée. Jusqu'à présent, en effet, les contrats de complémentaires santé, avec les garanties étendues que proposent certains d'entre eux, ont eu plutôt un impact inflationniste en participant à la solvabilisation de la demande. Ceci se traduit notamment par des dépassements réguliers, une tendance à l'augmentation des prix libres, voire des pratiques commerciales parfois abusives. La crainte est que ces effets se renforcent dans l'hypothèse d'un partage vertical AMO/AMC, l'exclusion par la couverture (supprimée du fait de la généralisation) se trouvant remplacée par une exclusion par les prix (coût du contrat) ou par les restes à charge (part non couverte de la dépense pour les contrats accessibles aux plus modestes). On peut toutefois opposer à cette objection le fait que ces effets inflationnistes pourraient sans doute être atténués, voire supprimés, dans le cadre d'une prise en charge au 1er euro, avec délégation de la gestion du risque aux organismes d'AMC doublée d'une réglementation fixant des garde-fous.
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