III.A - L'association des complémentaires à la prévention et la promotion de la santé publique (suite)

Ce relais pourrait notamment prendre la forme de prises en charge complémentaires (par exemple, pour les consultations ou examens liés aux actions de prévention). Au-delà de ce large consensus, quelques objections - qu'il conviendra de prendre en compte - ont néanmoins été formulées à l'encontre d'une plus grande association de l'AMC aux actions de prévention et à la promotion de la santé publique :

  • L'intérêt de l'AMC à s'investir dans ce type de démarche, en d'autres termes le retour sur investissement qu'elle peut en attendre. Cette objection perd toutefois de sa pertinence dans la mesure où l'AMC trouverait dans ce champ des produits d'appel vis-à-vis de sa clientèle. Dans l'hypothèse où l'AMC serait par ailleurs impliquée dans la régulation des dépenses et la gestion du risque, elle bénéficierait également de l'impact de la maîtrise des dépenses (voir chapitre II supra).
  • L'obligation pour l'AMC de cibler ses actions de prévention sur des critères populationnels et/ou socioculturels (âge, sexe, profession...), faute d'avoir accès à des informations de santé personnelles, ce qui constitue une limite surtout pour les actions relevant de la prévention tertiaire.

Si ces préalables sont considérés comme réalisables, il conviendra alors d'engager une réflexion partagée AMO/AMC permettant de poser les jalons de ce qui pourrait être ce nouveau partenariat.

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